Chu pas capable d'entendre le mot binôme!
Me semble que çà sonne comme une maladie grave...Les nerfs me frisent quand j'entend l'mot.
Faut savoir, cher public non-plongeur, que beaucoup d'hommes-grenouilles francophones utilisent ce terme pour désigner leur compagnon de plongée, qu'impose la sacro-sainte loi dictant de ne pas plonger seul, fût-ce au prix de se retrouver avec une source d'aide, en cas d'urgence sous-marine, aussi efficace qu'une porte pas d'poignée...
Faque; mû par une soudaine inspiration, je fouille le dico pour aller voir la définition de l'hideux palabre...
Bin vinyenne!!! Quelle n'est pas ma profonde stupéfaction doublée de joie presque malsaine de constater que le mot est totalement inexact dans ce contexte!!!!!!!!!
-''BINÔME: Polynôme composé de deux termes, ceux-ci étant des monômes de degrés ou de variables différents.
Fam: Ensemble constitué de deux éléments, de deux personnes considérés en bloc.''
Le binôme est donc les deux hurluberlus analphabètes, et non pas l'un des deux pour l'autre!
Vous devrez désormais appeler votre buddy, si vous êtes anglophobe, votre monôme!!! (et non pas ''mon homme'', qui sonne similaire mais sied peu par exemple au tandems féminins ou d'orientation incertaine.)
Esti; j'veux entendre çà à Morrison au prochain colloque DIR !!!
Donc, chers lecteurs estomaqués et admirateurs, à vos neurones; il faut revoir notre scubalexique et trouver un terme qui soit non seulement exact et descriptif, mais qui soit aussi phonétiquement agréable et n'évoque pas quelque malaise terminal.
Genre: chum, ami, copain, compagnon. Restons simples bordel, et considérons qu'on est juste des grands enfants qui jouent dans l'eau et qui aiment encore çà s'habiller en super-héros.
Aaaahhhhh..........moi qui trouvait la journée ordinaire...!
lundi 8 novembre 2010
jeudi 4 novembre 2010
PETITS PONTS et PETE'S BLUES
La belle journée hier!!!...
Je rejoins Nick à Farran Park pour y plonger peut-être pour la dernière fois cette année, les Dieux de la Plouffe ayant décrété qu'il me fallait une nouvelle transmission plutôt qu'un drysuit...
M'enfin...
Faisait quand même super beau, et on en a profité au max, de l'eau bien chaude versée dans nos wets entre les plongées.
Un des buts visés hier, à part le fait de jouer dans l'eau comme des gamins ce qui au fond(!) est le plus important, était d'essayer de trouver un troisième pont-tunnel dans la baie du Lock 22, que l'on croyait deviner sur de vieilles photos aériennes.
L'eau qui épaissit de froid offre par endroits de belles visibilités. Cool.
Un muret de glaise, vers les trente pieds, parsemé de ces petits trous en forme de bouts de clés anciennes, dont je n'ai toujours pas trouvé l'origine...Bien intriguant...Mais très beau aussi!
Ici et là, les vestiges de poteaux et de piquets, émergeants de l''épaisse couche de sédiments.
Et paf! On tombe sur cette très étrange structure, d'une dizaine de pieds de hauteur. Nous comprenons bientôt qu'il s'agit d'un méga-ancrage pour une prise d'eau par un tuyau vers Farran Park. Mais le tuyau n'est depuis longtemps plus en fonction, et à l'époque de la construction de ce machin; Farran Park n'était pas Farran Park!
Mystère...
Un contre-courant assez fort, un peu plus loin, charriant débris et sédiments, réduit la viz de beaucoup et l'eau se teinte de jaune, suggérant le passage des eaux différentes d'une rivière maintenant sous-marine. Une pente assez forte, un virage, et voila le tunnel!
Il est magnifique. Et super long! Je dirais une centaine de pieds facilement entre les deux ouvertures, offrant une pénétration fascinante. Quel étrange sensation que de voler dans le noir puis de voir grossir tranquillement ce petit carré vert là-bas, jusqu'à ressortir dans le jour accompagné des crapets résidants!
L'expérience des autres pont-tunnels découverts cet automne nous dicte de creuser dans les débris accumulés par les années du côté du large, sur le rebord du pont, pour y chercher l'inévitable inscription.
1920, comme les deux premiers. Mais celui-ci est de loin le plus intéressant.
Deux autres plongées, et une dernière qui se fait presque toute de nuit, agrémentée de la sortie d'on-ne-sait-où de dizaines de grosses perchaudes qui se laissent presque flatter, et de petits ménés bleu-verts sous le film de la surface...
.
Il y a une bin cool satisfaction à chercher et trouver en plongée des trucs repérés auparavant sur les anciens documents. Ce sont de petites victoires, de petits accomplissements qui ''replacent'' un peu de toutes les circonstances que la vie apporte qu'il n'est pas possible de contrôler et qui sont parfois difficiles...
Le blues aussi, dans ces cas-là, çà r'place!
Et il y a sur le chemin du retour, à l'Ile Perrot, juste avant le pont de Ste-Anne derrière le Dairy Queen, un resto-bar blues que les vrais amateurs connaissent bien. Il vaut le détour, pour le blues live à tous les soirs, et pour les meilleurs smoked-meat au nord du Rio Grande.
Je ne blague pas.
Çà s'appele ''PETE'S SMOKED MEAT''. Arrêtez y au retour de vos plongées en Ontario.
Sur la photo, à gauche, à la guitare, c'est Pete lui-même.
Oh yeahhhhh...........
mercredi 20 octobre 2010
HALLOWEEN AU LOCK
El sais!!! On est rien qu'le 20 octobre, c'est pas encore l'Halloween. Ouin pis. Le Lock 22 sera fermé pour l'hiver ce dimanche.
Hier j'avais le lieu, le temps, pis le cucurbitacé, faque le shoot ''Halloween'', c'était hier!
Et qu'est-ce qu'on s'est bidonné!!!!!
(Sly; on a pensé à toi, comme chaque fois. On sera là quand tu pourras!)
Edgar sur la tablette de l'entrée de la chambre secrète du Lock 22. Assez content de celle-là! Je voulais une ambiance vraiment Halloween; ce savoureux mélange de peur, de doute, d'ironie, d'humour et de macabre...
Je pense que derrière Edgar, dans l'ombre de la chambre de pierre engloutie, des habitants du village noyé se pressent de chaque côté de l'ouverture et la peau en lambeaux flottants de leurs visages frémit avec leur excitation devant la perspective de visiteurs.
Si long entre chaque automne, si noir et silencieux quand les glaces craquent en haut...
Un soir seulement pour eux; un soir où le voile s'amenuise jusqu'à devenir aussi fragile qu'une toile d'araignée, entre le monde du dessus et celui d'ici, vert et noir et gris, et oublié...
Venez...
Suivez la lumière...
Tentative de me déguiser en flammand rose sous-marin.
Me semble que les achigans doivent être cheap pour les bonbons.......
Je vous laisse sur la Traditionelle Corona Post-Dive, additionnée d'un peu de cyanure et de curare.
Dans 10 jours; venez plonger au Lock 22, de nuit.
Mais avant de partir, embrassez vos bien-aimés et serrez-les forts contre vous. Vous ne le pourrez peut-être plus, quand Edgar et ses amis vous auront invités à leur Grand Bal.
Vous verrez; vous en mourrez de plaisir...
dimanche 17 octobre 2010
Hors du temps...
Un ancien ruisseau, devenu rivière sous-marine, teinte l'eau de jaune et descend sur ma droite vers les profondeurs sombres et vertes.
Nous trouvons l'escalier quelques mètres plus loin, au haut du flanc nord du fossé qu'il avait creusé jadis au haut de la colline maintenant submergée. Sur les anciennes photographies, il est bien visible, à l'ombre des grands ormes, menant en bas à la cabane de l'éclusier. J'étais donc certain qu'il serait de pierre, comme le premier plus à l'ouest. Mais il est de bois, du moins ce qu'il en reste...
Nous l'empruntons, flottant un peu au-dessus, et les achigans nous abandonnent alors que nous descendons vers l'écluse et que s'installent silence et lourdeur dans le crépuscule éternel du vieux canal. La lumière ne pénètre plus ici comme elle le fait en haut, dansant sans cesse de ses rayons comme si elle avait perdu quelque chose. Dans le lock, le jour est une vague lueur glauque loin au-dessus, qu'on oublie bientôt quand le chant bas et litanique des passés oubliés essaie de vous séduire pour que vous restiez...
Il y a une épave quelque part près d'ici, dit-on en haut. Nous descendons encore, lentement, vers le lit du canal, aux pieds des hauts murs de moellons démesurés déposés sur des cageux ancestraux.
Et nous nous laissons dériver en apesanteur dans l'obscurité.
Je vole sans mouvements au-dessus de l'accumulation séculaire de sédiments gris comme la mémoire malade, et je vois derrière moi quelques fois, quand je m'en approche trop, lever sous mes palmes de petits vortex noirs, comme des gobelins cherchant à m'aspirer.
Dans le mur, sur ma gauche, apparait soudainement un lambeau de nuit.
Une grande ouverture s'y découpe et brille au fond un oeil vert qui ne cille pas.
D'autres ouvertures défilent lentement et le rythme hallucinant des clins d'oeil noirs me rappele un cauchemar qui me hantait souvent petit. Ou une succession d'alcôves sombres dans le corridor rétrécissant d'un temple égyptien psalmodiait l'incantation mortelle de ma mise à mort par un prêtre tyranique...
Toutes sont emplies de forêts denses de plantes noires, et toutes menacent de s'effondrer à tout moment.
Certaines ont commencé...
Et sont devenues le mausolée de monolithes écroulés, tombeaux de géants endormis couverts de la poussière du temps liquide, agonisants sous le regard blafard d'horloges sans aiguilles, de jours et de nuits que l'indifférence des profondeurs dissocie.
Et je dérive toujours, et l'image de mon partenaire flottant un peu plus haut devient intermittente et imprécise alors que cette poussière m'enlise aussi. Et je me surprend à imaginer que je n'aurai aucun souvenir de tout ceci, que si je quitte ce monde, il effacera de ma mémoire ce que j'y aurai vu...
Et soudain apparaissent les gardiens. D'abord comme une ombre dans l'ombre, comme émergent d'une symphonie les voix des barytons, ils apparaissent alors que le courant ralentit et s'immobilise presque.
Je suis entouré de dizaines de piliers géants, colones de bois massives hérissées en tous sens, forêt de troncs sans branches dans lesquels des noeuds protubérants dessinent des visages hurlants le silence d'éternelles solitudes froides.
Qui sont-ils? Pourquoi sont-ils là? Qu'est-ce qu'ils font?
Redressé entre deux eaux, je pivote sur moi-même comme assomé du chant de ces orants engloutis, et je descend sans m'en rendre compte sous le poids de leur regards, halluciné, ébahi.
Quand je reprend mon souffle, et un peu de mes esprits, je ne peux plus bouger. Et quelque chose lentement me tire vers le bas, dans le noir. Et je vois au bout de mon regard, devant moi, couché sur le lit des débris de plantes entremêlées dans lequel je m'enfonce, un grand maskinongé immobile.
Les yeux de mon âme, eux, voient tourner le coin d'un ruelle en ruines l'étalon fou, noir et hénissant de l'épouvante, bave et crinière au vent.
Chaque coup de palme semble m'emmêler un peu plus, et le goût de mon air devient acide.
Le maskinongé décolle comme une fusée d'une seule pulsion de tout son corps.
Et je décide de le suivre. À coups de corps entier, ondulant en même temps que je gonfle ma veste, les grandes herbes décrochent et me libèrent comme à regret.
Le cheval se calme et se tait...
Mais le temps d'en haut a fait son oeuvre. Deux heures ont passé, la fatigue s'installe, avec elle le froid.
Il faut remonter. Quitter pour un moment la mystérieuse magie noire du vieux lock.
Loch...Deadlock...
Et durant la longue remontée vers là ou la lumière sait danser, il me semble l'entendre murmurer:
''Et l'épave...Sais-tu où elle était l'épave?...À quoi crois-tu que s'accrochaient toutes ces plantes dont tu t'es échappé?...''
Nous trouvons l'escalier quelques mètres plus loin, au haut du flanc nord du fossé qu'il avait creusé jadis au haut de la colline maintenant submergée. Sur les anciennes photographies, il est bien visible, à l'ombre des grands ormes, menant en bas à la cabane de l'éclusier. J'étais donc certain qu'il serait de pierre, comme le premier plus à l'ouest. Mais il est de bois, du moins ce qu'il en reste...
Nous l'empruntons, flottant un peu au-dessus, et les achigans nous abandonnent alors que nous descendons vers l'écluse et que s'installent silence et lourdeur dans le crépuscule éternel du vieux canal. La lumière ne pénètre plus ici comme elle le fait en haut, dansant sans cesse de ses rayons comme si elle avait perdu quelque chose. Dans le lock, le jour est une vague lueur glauque loin au-dessus, qu'on oublie bientôt quand le chant bas et litanique des passés oubliés essaie de vous séduire pour que vous restiez...
Il y a une épave quelque part près d'ici, dit-on en haut. Nous descendons encore, lentement, vers le lit du canal, aux pieds des hauts murs de moellons démesurés déposés sur des cageux ancestraux.
Et nous nous laissons dériver en apesanteur dans l'obscurité.
Je vole sans mouvements au-dessus de l'accumulation séculaire de sédiments gris comme la mémoire malade, et je vois derrière moi quelques fois, quand je m'en approche trop, lever sous mes palmes de petits vortex noirs, comme des gobelins cherchant à m'aspirer.
Dans le mur, sur ma gauche, apparait soudainement un lambeau de nuit.
Une grande ouverture s'y découpe et brille au fond un oeil vert qui ne cille pas.
À quoi servait cette chambre et sa petite fenêtre unique, toute au fond?...Elle est emplie de joncs et de plantes aquatiques déracinées que le courant emporte constamment. Elle est aussi emplie de danger, et la poutre que je touche bouge facilement; tout cherche à s'écrouler.
Je recule, et suis repris par les eaux du canal qui continuent leur procession au pays des ombres.
D'autres ouvertures défilent lentement et le rythme hallucinant des clins d'oeil noirs me rappele un cauchemar qui me hantait souvent petit. Ou une succession d'alcôves sombres dans le corridor rétrécissant d'un temple égyptien psalmodiait l'incantation mortelle de ma mise à mort par un prêtre tyranique...
Toutes sont emplies de forêts denses de plantes noires, et toutes menacent de s'effondrer à tout moment.
Certaines ont commencé...
Et sont devenues le mausolée de monolithes écroulés, tombeaux de géants endormis couverts de la poussière du temps liquide, agonisants sous le regard blafard d'horloges sans aiguilles, de jours et de nuits que l'indifférence des profondeurs dissocie.
Et je dérive toujours, et l'image de mon partenaire flottant un peu plus haut devient intermittente et imprécise alors que cette poussière m'enlise aussi. Et je me surprend à imaginer que je n'aurai aucun souvenir de tout ceci, que si je quitte ce monde, il effacera de ma mémoire ce que j'y aurai vu...
Et soudain apparaissent les gardiens. D'abord comme une ombre dans l'ombre, comme émergent d'une symphonie les voix des barytons, ils apparaissent alors que le courant ralentit et s'immobilise presque.
Je suis entouré de dizaines de piliers géants, colones de bois massives hérissées en tous sens, forêt de troncs sans branches dans lesquels des noeuds protubérants dessinent des visages hurlants le silence d'éternelles solitudes froides.
Qui sont-ils? Pourquoi sont-ils là? Qu'est-ce qu'ils font?
Redressé entre deux eaux, je pivote sur moi-même comme assomé du chant de ces orants engloutis, et je descend sans m'en rendre compte sous le poids de leur regards, halluciné, ébahi.
Quand je reprend mon souffle, et un peu de mes esprits, je ne peux plus bouger. Et quelque chose lentement me tire vers le bas, dans le noir. Et je vois au bout de mon regard, devant moi, couché sur le lit des débris de plantes entremêlées dans lequel je m'enfonce, un grand maskinongé immobile.
Les yeux de mon âme, eux, voient tourner le coin d'un ruelle en ruines l'étalon fou, noir et hénissant de l'épouvante, bave et crinière au vent.
Chaque coup de palme semble m'emmêler un peu plus, et le goût de mon air devient acide.
Le maskinongé décolle comme une fusée d'une seule pulsion de tout son corps.
Et je décide de le suivre. À coups de corps entier, ondulant en même temps que je gonfle ma veste, les grandes herbes décrochent et me libèrent comme à regret.
Le cheval se calme et se tait...
Mais le temps d'en haut a fait son oeuvre. Deux heures ont passé, la fatigue s'installe, avec elle le froid.
Il faut remonter. Quitter pour un moment la mystérieuse magie noire du vieux lock.
Loch...Deadlock...
Et durant la longue remontée vers là ou la lumière sait danser, il me semble l'entendre murmurer:
''Et l'épave...Sais-tu où elle était l'épave?...À quoi crois-tu que s'accrochaient toutes ces plantes dont tu t'es échappé?...''
mercredi 13 octobre 2010
LOCK 22
J'adore le Lock 22.
De toutes les écluses englouties des Lost Villages en Ontario -la 20 que je n'ai pas encore plongée mise à part-c'est ma préférée.
Avec son mur nord-ouest d'un mille de long, le lock 22 est immense. C'est une écluse double, complexe, assez profonde avec son plancher à près de soixante pieds, des portes intactes fascinantes et des caractéristiques uniques et parfaitement conservées, quelques 150 ans après sa construction.
Les courants y sont en surface très violents par endroits, mais raisonables plus bas.
Tout-de-même; ajoutés à la longueur de la structure principale et la profondeur; ils commandent le respect et l'écluse 22 ne devrait pas être abordée à la légère.
La boussole y est indispensable(elle l'est de toute façon partout, il me semble!), les courants étants déviés souvent par les structures et par le fait même peu fiables comme orienteurs.
À moins de s'en tenir aux parties en amont des structures principales; les doubles cylindres ou les stages deviennent vite souhaitables, voire nécéssaires pour l'exploration complète du canal ouest d'un mille de long.
Vous trouverez, si la plongée sur l'écluse vous intéresse, plein d'infos sur SCUBAPEDIA.
Voici quelques photos en rafale. Encore moins que d'habitude, je n'ai ''corrigé'' la teinte verte. Premièrement parce que c'est ainsi qu'on voit les choses là comme presque partout au Québec(ou en Ontario!), et deuzio parce que le côté dramatique de l'endroit est conservé. Certaines sont fortement jaunies; c'est que deux rivières sous-marines aboutissent dans la baie de Farran's Point et que les eaux qu'elles amènent des campagnes environnantes sont de cette étrange couleur...
Une section des planchers en aval
Le grand escalier menant au canal
Lors de l'inondation de 1958, tous les arbres durent etre coupés
En suivant le long mur ouest, la visibilité raccourcit beaucoup et les eaux se teintent de jaune alors que la profondeur augmente
De très vieilles constructions en cageux, du côté ouest du grand canal
Dans ces eaux sombres et embrouillées; une bonne carte n'est pas superflue!!!
Vus de l'intérieur de la caverne formée par l'accumulation de sédiments sous un pont de l'ancienne route 2, les joncs forment une longue frange qui en cache l'ouverture aux yeux de tous, sauf les carpes locales énormes.
1920-construction des ponts. Bientôt cent ans!
Sur les murs du lock; des colonies d'éponges attrapent au passage des forts courants qui les sculptent les nutriments dont elles se nourrissent
Quelques planches arrachées (par des plongeurs???!!!) révèlent un espace sous le plancher ou se réfugient les crapets peureux et les chevaliers nettoyeurs
Une structure en cageux, près de la pente sud-est descendant vers la ''vieille rivière'', à près de 80 pieds, par endroits, maintenant la voie maritime
Les achigans toujours entreprenants et territoriaux!
Une toute petite barbotte, établie dans l'obscurité totale d'une chambre de transfert d'eau entre les deux écluses
...chambre abritant aussi une petite population de crevettes rouges-sang -Hémimysis Anomala-...la voyez-vous?!
Dans les pentes rocheuses, les bancs de dorés patrouillent.
Au sanctuaire d'oiseaux de Upper Canada et sur la pointe de Farran, les chevreuils côtoient les outardes et les dindons, profitant des derniers rayons chauds de la saison.
Petite anecdote concernant le village englouti de Farran's Point:
En septembre 1944, le 5 précisément, eut lieu dans la région de Cornwall un tremblement de terre assez violent. L'épicentre fut localisé sous le fleuve entre Massena aux USA et Farran's Point en Ontario, en se basant entre autre sur des observations et photographies des monuments de cimetière des deux localités. Les stèles funéraires américaines avaient été tournées par les secousses dans le sens des aiguilles d'une montre. Celles de Farran's Point, dans le sens contraire!
De toutes les écluses englouties des Lost Villages en Ontario -la 20 que je n'ai pas encore plongée mise à part-c'est ma préférée.
Avec son mur nord-ouest d'un mille de long, le lock 22 est immense. C'est une écluse double, complexe, assez profonde avec son plancher à près de soixante pieds, des portes intactes fascinantes et des caractéristiques uniques et parfaitement conservées, quelques 150 ans après sa construction.
Les courants y sont en surface très violents par endroits, mais raisonables plus bas.
Tout-de-même; ajoutés à la longueur de la structure principale et la profondeur; ils commandent le respect et l'écluse 22 ne devrait pas être abordée à la légère.
La boussole y est indispensable(elle l'est de toute façon partout, il me semble!), les courants étants déviés souvent par les structures et par le fait même peu fiables comme orienteurs.
À moins de s'en tenir aux parties en amont des structures principales; les doubles cylindres ou les stages deviennent vite souhaitables, voire nécéssaires pour l'exploration complète du canal ouest d'un mille de long.
Vous trouverez, si la plongée sur l'écluse vous intéresse, plein d'infos sur SCUBAPEDIA.
Voici quelques photos en rafale. Encore moins que d'habitude, je n'ai ''corrigé'' la teinte verte. Premièrement parce que c'est ainsi qu'on voit les choses là comme presque partout au Québec(ou en Ontario!), et deuzio parce que le côté dramatique de l'endroit est conservé. Certaines sont fortement jaunies; c'est que deux rivières sous-marines aboutissent dans la baie de Farran's Point et que les eaux qu'elles amènent des campagnes environnantes sont de cette étrange couleur...
Une des grandes portes
Cette pi`ce de bois moulurée servait de ''pas'' aux portes lors de leur fermeture
Le grand escalier menant au canal
Lors de l'inondation de 1958, tous les arbres durent etre coupés
En suivant le long mur ouest, la visibilité raccourcit beaucoup et les eaux se teintent de jaune alors que la profondeur augmente
De très vieilles constructions en cageux, du côté ouest du grand canal
Dans ces eaux sombres et embrouillées; une bonne carte n'est pas superflue!!!
Vus de l'intérieur de la caverne formée par l'accumulation de sédiments sous un pont de l'ancienne route 2, les joncs forment une longue frange qui en cache l'ouverture aux yeux de tous, sauf les carpes locales énormes.
1920-construction des ponts. Bientôt cent ans!
Sur les murs du lock; des colonies d'éponges attrapent au passage des forts courants qui les sculptent les nutriments dont elles se nourrissent
Quelques planches arrachées (par des plongeurs???!!!) révèlent un espace sous le plancher ou se réfugient les crapets peureux et les chevaliers nettoyeurs
Une structure en cageux, près de la pente sud-est descendant vers la ''vieille rivière'', à près de 80 pieds, par endroits, maintenant la voie maritime
Les achigans toujours entreprenants et territoriaux!
Une toute petite barbotte, établie dans l'obscurité totale d'une chambre de transfert d'eau entre les deux écluses
...chambre abritant aussi une petite population de crevettes rouges-sang -Hémimysis Anomala-...la voyez-vous?!
Dans les pentes rocheuses, les bancs de dorés patrouillent.
Petite anecdote concernant le village englouti de Farran's Point:
En septembre 1944, le 5 précisément, eut lieu dans la région de Cornwall un tremblement de terre assez violent. L'épicentre fut localisé sous le fleuve entre Massena aux USA et Farran's Point en Ontario, en se basant entre autre sur des observations et photographies des monuments de cimetière des deux localités. Les stèles funéraires américaines avaient été tournées par les secousses dans le sens des aiguilles d'une montre. Celles de Farran's Point, dans le sens contraire!
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