lundi 12 janvier 2015

INFRAMONDE


Underworld
20x30, huile

Je m'ennuie tellement de mon paradis de calcite, grand labyrinthe blanc plongé dans les ténèbres.
Tant de beauté...Tant de paix....

jeudi 1 janvier 2015

RÉTRO 2014

À mon grand damn vu que ça implique le froid et la glace, voici revenu le temps de l'année où je fais ce petit post mélanco-sentimental de retour sur les hauts-faits de l'année passée, principalement pour remercier les gens qui y ont contribué.

Ce fut une autre année grandement consacrée à la plongée en lac, l'exploration et la recherche d'artefacts historiques et préhistoriques, et la documentation photographique de la géologie des plans d'eau Laurentiens.
Merci à Henri Lessard d'ailleurs, pour ses vastes connaissances en ce domaine, et sa patience devant mes innombrables questions!
Et à Roland Tremblay et Laurence Johnson encore une fois pour leur savoir archéologique et leur générosité.

Merci encore aux gens du Lac-Des-Seize-Iles, France Parizeau, Carol Sutter et Pierre Millette (à qui je souhaite tant de bonheur), Nicole et Philippe Deschamps, Marcel McDonald, Francine Pinard, Geoff Cresswell, les Amis du Lac, et un gros gros merci à Normand à la gate!

Merci encore un million de fois à Sylvie Tassé et Michel Davidson, pour leur aide précieuse et la Calypsette!







Merci aux potes de plongée, surtout: mes frères... Dominique, Jacques, Fred, Bruno, Jay, Sly et Nath, Pierre, El Comandante Andrée...
A ma famille ontariene des Seaway Valley Divers et Ron, Vicky et Nick.
France et Christian, Shantal, Martin, Blaise et Jeffrey.
Eric de la boutique NEPTEAU, Richard pour nous faire connaitre le cinéma sous-marin.
(Bientôt sur Nepteau.TV http://www.nepteau.tv/: son video sur la plongée en lac et les vases amérindiens, et l'été prochain, un docu bien spécial...)




Je ne conçois plus la plongée autrement que comme exploration...
Il y a eu cette année beaucoup de découvertes. Le deuxième vase préhistorique bien sûr, mais aussi des objets moins glamour mais quelque fois aussi émouvants à trouver, témoins d'histoires oubliées jouées par des gens fantastiques. Et des endroits magiques: cavernes, falaises, rivières et ruisseaux.
Merci à Betty, Howard, Pumba, pour le grand bleu.
Et German pour des explos de cavernes fantastiques.





Une année de bébittes intéressantes encore.
Dont ce bryozoaire que j'avais rencontré la première année où j'ai plongé au Québec, puis plus jamais avant cet été...


Et mes immortelles amies les hydres...




Je pense que l'évènement marquant pour moi en 2014 aura été ceci.
Le glissement de terrain catastrophique au Lac-Des-Seize-Iles.
Les gens du lac m'ont accueilli chaleureusement depuis deux ans. Au point que j'ai l'impression que nous explorons leur lac ensemble. Ils sont avec moi sous l'eau en pensée, toujours.
Beaucoup de ces gens ont été affectés par cette catastrophe, et deux des plus gentils que j'aie rencontré en particulier.
C'est infiniment triste......

Je leur souhaite en 2015 non pas d'oublier ce désastre; c'est impossible. Mais qu'à travers les décombres dans leur âme commence à fleurir un prochain printemps, qui les laisse entrevoir une nouvelle vie heureuse et riche, à l'image de la bonté de leur coeur...Je sais que Jacques, Andrée et Dominique pensent également à eux.


J'oublie bien sûr certainement plein de gens. Je m'en excuse, et je commence à avoir l'âge d'en être pardonné plus facilement!
Mais sachez que je vous suis reconnaissant pour chaque inspiration que je prend sous l'eau, et que je vous transmet en pensée un peu de l'infini bonheur que j'ai d'y être...




Et le plus gros merci à Nikkie, qui vit avec un fou rêveur se prenant pour une grenouille.


Peace



vendredi 17 octobre 2014

PRÉCISIONS!



Nous allons bientôt procéder à la récupération du deuxième vase amérindien trouvé cet été en plongée.

On m'a récemment questionné à savoir si en faisant cela je ne «contaminerais» pas un site archéologique, m'expliquant que lorsqu'un artefact est extrait de son contexte, beaucoup d'informations sont perdues.

Je suis parfaitement d'accord.

Mais dans les deux cas; cela ne s'applique pas puisqu'il ne s'agit pas d'un «site» archéologique, mais de découvertes isolées. Les objets sont seuls, non reliés, sans contexte, et leur extraction ne pose donc pas ce problème.
Le fait qu'il s'agisse de découvertes isolées n'est pas ma conclusion, mais bien celle des archéologues consultés et des gens de la Direction de l'Archéologie du ministère de la Culture et des Communications.

L'extraction du vase iroquoien, comme celle du vase huron, est faite avec l'approbation du ministère et conformément aux procédures discutées avec les gens du Centre De Conservation Du Québec, qui le recevront par la suite afin de le préserver et de l'analyser.

Alors voila! Tout est fait selon les règles!

La plongée de récupération du vase sera filmée, -par quelqu'un de beaucoup plus talentueux que moi dans le domaine!- et je vous ferai signe aussitôt que ces images seront disponibles.





mercredi 1 octobre 2014

Le Vase Perdu, prise deux!



 Il semble bien qu'on ait remis çà!
Après la découverte en plongée d'un vase huron d'un demi-millénaire, en novembre passé, voila que Jacques Lech et moi sommes tombés cette fois sur une poterie d'origine Iroquoienne du St-Laurent!
Malheureusement brisée en deux grands morceaux et avec quelques fragments manquants, elle est tout-de-même magnifique et richement décorée d'incisions diagonales.




 Les iroquoiens du St-Laurent sont une énigme.

«Au moment de l'arrivée de Samuel de Champlain et de l'établissement de la ville de Québec en 1608, il n'y avait plus aucune trace des Iroquoiens du Saint-Laurent rencontrés par Cartier quelque 75 ans auparavant. Leur disparition a donné naissance à plusieurs hypothèses : une guerre avec les Iroquois ou les Hurons, l'impact des maladies contagieuses du Vieux Monde ou leur migration vers la région des Grands Lacs.
Les indices archéologiques suggèrent fortement qu'il y a eu des guerres avec les tribus iroquoises et huronnes dans le but de contrôler les routes commerciales avec les Européens. Au milieu du XVIe siècle, la vallée du Saint-Laurent était probablement devenue une zone convoitée et les Iroquoiens du Saint-Laurent en ont payé le prix. Des indices laissent croire que des survivants auraient trouvé refuge chez les Hurons, les Mohawks et les Algonquins.»

-Wikipedia




 Qu'est-ce que le vase fait au fond d'un lac des Laurentides?!
Échange commercial avec des algonquins locaux, ou appartenait-il à un iroquoien de passage?
Pourquoi avons-nous trouvé deux vases d'origines différentes dans le même lac, là où nous aurions dû trouver des artefacts algonquins?!
Fascinant...........





Le troisième pot sera-t-il algonquin? Ce serait un beau brelan!

À suivre...


(Photos: Jacques Lech sauf la dernière, d'Andrée Richard)

jeudi 28 août 2014

RETOUR AU FLEUVE


J'ai été un peu pris depuis deux ans, mais avec un grand plaisir, par des plongées de recherches dans des lacs du Nord. Alors j'ai négligé un peu le fleuve majestueux...
J'y suis donc retourné hier, avec les copains des Seaway Valley Divers, qui me manquaient vraiment beaucoup, me suis-je rendu compte aussitôt en les voyant!

Et le fleuve et son chenal aussi.

Le Little Diver m'a ''déposé'' au beau milieu des eaux, quelque part en amont de Morrisburg.
Objectif de la plongée: ne pas en avoir.
Je me suis laissé couler lentement vers le fond, à quelques vingt mètres, me suis stabilisé juste au-dessus, et me suis laissé emporter.

Juste dériver, l'esprit tranquille, et essayer de me remplir d'images.




Des champs de pierres arrondies par les siècles, entrecoupés de vallons sablonneux, saupoudrés partout des coquilles blanches des moules zébrées mortes.
De temps en temps, l'horizon s'obscurcit un peu, et le ruban continuel du paysage semble avoir été coupé: c'est la pente raide vers le fond d'une combe. La profondeur passe dans les trente mètres, et le bruit des bulles s'assourdit...


Et ça remonte. Partout, les éponges dessinent sur les pierres et les vestiges de quelque naufrage des formes étranges, duveteuses. Des mappemondes de terres inconnues et mystérieuses, invitations au voyage...











De temps à autres, je croise des autoroutes blanches, rivières de coquillages...





...et rencontre des compagnons de pèlerinage.












Deux heures ont passé. Je voudrais bien que le temps s'essoufle un peu. Pourquoi tout s'envole si vite? Mais là-haut, le bateau doit retourner chercher d'autres amis, pour la plongée du soir. J'en serai aussi.



Un copain m'accompagne au-dessus des chevelures ondulantes des vallisnéries pour la déco, et nous savourons tous deux un dernier moment de béatitude, frères du Fleuve.

Quatre éléments réunis. Le feu de la blondeur des joncs, la terre qui les nourrit, cette eau vitale qui nous baigne, et.............



.....la fantastique impression de voler, léger...