lundi 14 février 2011

Ixchel

Palancar, El Cedral, Yucab, Cantarel...
Des noms qui chantent de la voix des anciens mayas, pour qui Cozumel était l'Île Aux Hirondelles, résidence d'Ixchel, déesse de fertilité. Des sites de plongée fantastiques aux visibilités presqu'infinies, nettoyées par le courant constant, célébrées par le commandant Cousteau lui-même.
J'y avais plongé une première fois il y a quelques années. Nikkie et moi y avons rejoint cet hiver des amis qui revenaient aussi.
Et j'y retournerai c'est certain. Je ne sais quand, mais je reverrai Cozumel. Est-ce la vieille magie maya? On revient toujours à l'Île, à Ixchel aux eaux fertiles...

Voici une première série de photos des habitants de son agua azul...





La grande Dame de la Riviera Maya: la Raie Aigle. Celle-ci avait plus de deux mètres d'envergure.


Elle fouille les grandes allées de sable près des murs tombants vers les abysses à la recherche de crustacés.




...ou vole en escadrilles sans efforts comme par pur plaisir.


Puis; il y a le petit monde. Fabuleux univers de couleurs et de textures...Cette Elysie Peintre est une limace de mer d'environ un demi-pouce de longueur, et dont les couleurs fantastiques ne sont pas visibles sans lumière artificielle à 100 pieds de profondeur...Trouvez-là!!!


Une cousine limace; l'Elysie Laitue. Moins colorées mais ornée de délicates dentelles afin de multiplier les surfaces de sa peau par laquelle elle respire.


Pas évidente non plus à trouver!!!


Pas beaucoup plus costaud à 4 pouces de longueur, un syngnathe à museau blanc, cousin des hyppocampes, en ballade sur une pente de sable à 110 pieds!


Retour au gros gibier! Çà surprend un brin, au détour d'un récif!


Mais entre les extrèmes; le monde ordinaire.


Certains mérous ont appris à accompagner les murènes. Et à capturer les proies qu'elles délogent des crevasses et trous où elles s'embusquent!


Au-dessus de ces préoccupations, dans le monde bleu et mouvant des colones d'eau, dérive indifféremment un Tunicier Pélagique. Libre, solitaire, transparent...L'absence de couleur pour passer incognito.


Mais ailleurs; pour rester inaperçu, c'est l'inverse qu'il vous faut! Textures et coloris extravagants! Mardi Gras! L'Ange des Caraïbes juvénile se confond dans la parade!


Et même les Anges Gris cachés sous les passerelles de corail prennent des couleurs.


Quant à l'Ange Royal, majesté du récif, il est toujours hors de question de souhaiter l'anonymat. Même son sang est bleu!


Les perroquets grignotent partout, tout le temps. Ou font un brin de breakdance au rythme du ressac.


Cette Gorette Des Vierges se croit dissimulée parmi les sardes. Mais elle n'a pas toujours réussi à se faire oublier, comme en témoigne cette grosse bouchée qu'on lui a prise sur le dos!


Le discret Crinoïde Doré. Les crinoïdes sont apparus il y a quelques 350 millions d'années et sont à ce titre les plus anciens échinodermes. Et n'ont pratiquement pas changé, d'où leur surnom de fossiles vivants.


Un Crabe-Araignée Poilu?...Si c'est lui, nous fûmes bien chanceux de le voir, en plein jour. Mais il faisait relativement sombre, dans les profondeurs de Palancar.


Et partout dans les eaux claires de l'Île Aux hirondelles et de la Riviera Maya nagent les vénérables tortues aux allures de vieux sages. Ce qu'elles sont, au fond...Nous les croisons souvent, et les accompagnons le temps de quelques coups de palmes, le temps de la bénédiction de leur regard, qui parle de cycles éternels, de la spirale des siècles, des jours qui se goûtent plus qu'ils ne se comptent...


Puis le soir vient et révèle le véritable or des Mayas.
 Celui que les conquistadores ne surent pas voir...

(...d'autres images de Cozumel à suivre.)

5 commentaires:

Marina Kowalsky a dit…

EUHHHHHH!!!! J'ai la gueule accotée sur le bureau!!!!!!
Photos superbes et très beaux textes.

Anne et Corentin a dit…

Moi j'ai pas les yeux assez grands... chu pas sûre d'avoir bien vu!!! Et ce portrait de Mme Tortue!!! Un moment d'évasion ...ça change de la neige, pas de doute!!!
Merci et bravo!!!
Anne

Snowballs a dit…

Maudit que tu m'remontes le moral des déprimes d'hiver.
Une accalmie profonde qui attire mon regard et m'élargit le dedans.
Beaux textes, impression de suivre un scénario pictural de l'essentiel dans lequel la fragilité de la vie ne tient qu'à un fil.
Ça impose humblement le respect et provoque une impression de ''lâcher-prise''.
Snowballs

Jean-Louis Courteau a dit…

Bin MERCI!!! Super content que çà vous plaise!

Renata a dit…

On dirait que la Raie Aigle est drapée de brocart...très régale...deux mètres d'envergure, quelle grâce....

Vraiment, difficile à imaginer toutes ces couleurs vives aux fonds des mers,merveilleux.

Et la cerise su'l sundae, coucher de soleil à en couper le souffle.
Merci de partager ce beau voyage, ça fait un peu oublier les rigueurs de l'hiver.